Le spectacle Parole de Vian ! est construit comme un hommage à Boris Vian, homme de lettres et passionné de jazz.

 

A travers le choix des chansons, des poèmes (La Vie, ç’est comme une dent ; Je voudrais pas crever, Je veux une vie en forme d’arrête) et de certains aphorismes (Traité du civisme), le trio a voulu mettre en lumière la modernité de la pensée multiple et multiforme d’un auteur toujours à réinventer .


• Boris Vian is not dead !

 

La difficulté à vivre les relations homme-femme dans une société qui parle de plus en plus d'argent et de moins en moins d'amour est au coeur des chansons de Boris Vian.

 

Témoin direct et reflet vivant de la période de pleine croissance des Trente glorieuses, quasiment toutes ses chansons décortiquent les dysfonctionnements, les déraillements, les sonnettes d’alarmes d’une société en pleine mutation.

 

La critique acerbe de l’avènement de la société industrielle ne peut que faire écho aujourd’hui face à des problèmes contemporains : surconsommation /gaspillage/ omniprésence des médias / dislocation des liens sociaux/environnement menacé.

 

Refusant de céder au désespoir et aux lamentations, Boris Vian a toujours prôné un humour acerbe voire potache. Grand ordonnateur du collège de La Pataphysique, Boris Vian revendique le rire comme remède au sérieux : « un des principes fondamentaux de La Pataphysique est l’équivalence. C’est peut-être ce qui explique ce refus que nous manifestons de ce qui est sérieux de ce qui ne l’est pas puisque pour nous, ç’est exactement la même chose, ç’est pataphysique. »

• Le théâtre et le swing du Jazz

 

Par son interprétation des chansons et textes choisis dans l’oeuvre littéraire de Boris Vian , Gaëlle Bervas, chanteuse-comédienne, donne à voir et à z’entendre une galerie de personnages mis à mal par un monde qui va trop vite et qui veut trop faire oublier que l’humain a ses limites et ne peut répondre de manière illimitée aux exigences de la productivité.

 

Entourée du guitariste swing Eric Nedelec et du bassiste jazz Patrick Goyat, l’interprétation reste au plus près des mélodies jazz composées par Alain Goraguer et Jimmy Walter entre autres , les mots coulent à flots comme le swing du jazz afin de donner un souffle effréné au rythme du spectacle.

 

La mise en scène de Jean Quiclet , clown-metteur en scène met en perspective cet état d’esprit de la « science de l’imaginaire » en créant des transitions pas toujours logique mais toujours incongrues afin de donner pendant le spectacle des éclairages qui traduisent ce goût de la dérision si chère à Boris Vian.

 

« Je me demande si je ne suis pas entrain de jouer avec les mots. Et si les mots étaient fait pour ça ? »                   - Les Bâtisseurs d’Empire (1959)

 



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